Dia da Espiga, une belle tradition

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O Dia da Espiga ( Le jour des Épis) a lieu le jeudi de l’Ascension. Vous avez peut-être été étonnés de voir à tous les coins de rues de Lisbonne des vendeurs qui proposaient des petits bouquets champêtres dans de larges paniers d’osier.

Dès le matin, les lisboètes se sont empressés d’en acheter pour les offrir à leurs proches ou à leurs amis : ce sont en effet des portes bonheurs (l’équivalent de notre trèfle à quatre feuilles).

Dia da espiga, une belle tradition

Il s’agit d’une coutume fort ancienne : levés de bon matin, les jeunes campagnards partaient cueillir des fleurs des champs. Puis, ils formaient de petits bouquets, nécessairement composés d’épis de blé, de feuillage d’oliviers, de marguerites au cœur jaune et de coquelicots. Ils pouvaient également y inclure du seigle, de l’orge, de l’avoine, …

Chaque élément symbolise un désir de celui qui offre pour celui qui reçoit :
  • L’épi de blé = qu’il ait tout au long de l’année du pain et de la nourriture en abondance,
  • L’olivier = que la paix règne chez lui (la colombe de la paix transporte une branche d’olivier dans son bec). Que la lumière (divine) éclaire le foyer (Depuis l’époque romaine, l’huile d’olive entretenait la flamme des lampes à huile),
  • Les marguerites jaunes = que les pièces (d’or et d’argent !) assurent la prospérité de la famille, ou de l’ami,
  • Les coquelicots = que la joie et l’amour accompagnent chaque jour son chemin.
  • Le romarin = que la santé et la force ne lui fassent pas défaut.

Celui qui reçoit ce cadeau doit le garder précieusement, pendu quelque part dans la maison, jusqu’au « Dia da Espiga » de l’année suivante.

Cette coutume est davantage en usage dans le centre et le sud du Portugal. Elle est peut-être la survivance d’un ancien rituel chrétien qui était une bénédiction des premiers fruits. Mais étant si proche de la Nature, son origine pourrait remonter bien plus loin, jusqu’aux fêtes grecques et romaines en l’honneur de la déesse Flora qui avait lieu à la même époque, au printemps.

Aujourd’hui, dans nos centres urbains, les jeunes ne se déplacent évidemment plus dans la campagne mais certains continuent de cueillir, d’attacher et de vendre ces bouquets, maintenant ainsi cette vieille tradition porte-bonheur.

Article écrit par Claire Baudoin en 2008 pour le site de LivinginLisbon.
claire@baudoin.com.pt
www.lisbonaround.com

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