Le Fado à Lisbonne

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Le fado à Lisbonne fait partie du patrimoine culturel de cette ville et que vous aimiez ou pas, c’est une halte incontournable pour comprendre l’âme des portugais et du portuga.

Il est fréquent de passer par les étroites rues lisboètes de Bica ou Alfama et de rester bouche baie dû à la surprise d’un chant aussi mélancolique qu’émouvant, venu des entrailles d’une terrasse en ruine. Vous imaginez ? Effectivement ce n’est pas un scénario si hors du commun que cela puisse le paraître pour qui se balade dans la vieille Lisbonne… Nous le garantissons, c’est une expérience inoubliable ! Serait-ce exagérer que de comparer cet envoutement à l’ensorcellement du marin en haute mer par le chant de sa sirène ? Pas du tout. Les accords ne sont peut-être pas les mêmes, mais les sirènes portugaises existent, c’est bel et bien vrai !

Le Fado ne remonte pas au temps des sirènes antiques, mais daterait du début du 19ème siècle, néanmoins ses provenances sont incertaines. L’étymologie du mot viendrait de « fatum », qui en latin veut dire destin, très approprié pour ce genre musicale portugais. Vous serez d’accord avec nous, si vous avez déjà écouté du Fado ou lu les paroles de certains de ces chants, le sentiment de fatalité est incontestablement présent ! Certains disent que le Fado est d’origine maritime, sa source en était les marins portugais et leurs chants aux influences afro-brésiliennes du lundum, chant des esclaves ; d’autres nomment le chant des troubadours ou les inspirations arabe et juive, comme les racines à partir desquelles la mélodie ce serait alimentée et inspirée. Toutefois, les questions ne s’arrêtent pas là… D’où vient donc le Fado ? Mouraria, Alfama ? Chaque quartier a sa version, mais il est lisboète, nous osons dire des bas quartiers de Lisbonne.

Depuis 2011, le Fado fait partie du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité, une reconnaissance dont les portugais ont raison d’être fiers, car le Fado est plus qu’un genre musical, plus qu’un chant, c’est l’expression de l’âme d’un peuple qui, sous l’influence enivrante de la mélancolie, pleure ses amours fous, son triste quotidien et chante sa douleur.

Le Fado évolue dans les années 50, les thèmes à Coimbra se transforment, sont plus folkloriques ; certains poètes commencent à être interprétés au son des 12 cordes de la guitare portugaise qui accompagne toujours le Fado.

Si vous appréciez le Fado, le musée du Fado est évidemment un excellent point de repère pour explorer ce thème, en connaitre l’histoire plus en détail, ainsi que ses artistes. Mais si vous êtes curieux et un fan d’Amália, l’appartement où elle vivait Rue São Bento a été transformée en musée, ayant gardé toute l’authenticité de la décoration de sa propriétaire, une opportunité unique de connaitre l’artiste et une maison typiquement portugaise. Même si les goûts ne se discutent pas, de notre côté nous pouvons toujours vous conseiller d’écouter, des anciens à la nouvelle génération, des artistes comme : Amália Rodrigues, Carlos do Carmo, João Braga, Mariza, Camané, Ana Moura, Carminho, Mafalda Arnaulth, Raquel Tavares, entre autres.

Pour en écouter en live, essayez les maisons de Fado à Lisbonne, il y en a dans plusieurs quartiers, pour tous les goûts et toutes les bourses ! Comme suggestions, nous vous proposons : Faia, Casa de Linhares, Fado em Si, Adega Machado, Café Luso, Duetos da Sé, Dragão de Alfama, Clube do Fado, Mesa dos Frades, Tasca do Jaime, une fois de plus, entre autres.

Amalia_Rodrigues

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